07 décembre 2004

Rénovation urbaine à Ravine Blanche

Un beau soleil ce matin, donc du vent, du sud-est ... Je pars vent arrière sur le boulevard Hubert-Delisle, en direction de l'ouest, on installe les illuminations de Noël, dont les camions des ouvriers bloquent en partie la circulation des cars au rond-point des pirates et devant le cimetière ... Je remonte la rue de la Poudrière vers le rond-point Cadjee, je m'arrête chez Dijoux pour acheter un kilo de letchis (des grainés), toujours à 1 euro, alors qu'il est encore à 1,50 à Basse-Terre - quel plaisir de caler le vélo un instant sur le rebord du trottoir et de repartir avant même que l'automobiliste qui m'a doublé juste avant le rond-point ait pu se garer -. Le sachet accroché au guidon, je repars vers la rue des (faux) cousins Leblond.
Expo du projet de rénovation urbaine à la mairie de Ravine Blanche
Je redescends le boulevard Luc Donat pour m'arrêter un instant au coin de la rue Père Favron, à la mairie annexe de Ravine Blanche, où sont installés des panneaux expliquant le projet de rénovation urbaine du quartier. Je repars vers l'est, nez au vent, vers le stade de Cayenne, et j'en profite pour faire une pause chez Noël, toujours si accueillant. Je reviens sur l'ancienne route nationale, toujours direction vers l'est, en faisant un crochet pour aller chercher mon pain Terron chez Manciet. J'admire toujours au passage la maison Adam de Villiers, la maison Motais de Narbonne, et je remonte la rue Auguste Babet, qui offre quelques faux plats salvateurs pour les cyclistes ... Voici l'ancienne usine des Casernes, je tourne à gauche pour rejoindre Renault, la rue Youri Gagarine, qui serpente au milieu des jardins de Basse-Terre, le chemin de la Salette, l'allée des Diamants et la rue Carou, qui longent la quatre-voies. Voici la ligne Paradis, la RN3, toujours bien chargée, le rond-point de la balance des Casernes et le chemin de Bassin Plat.
Vers Bassin Plat
Les radiers successifs sont passés - une odeur de charogne monte de la rivière d'Abord, à droite, un peu après Cegelec - . J'ai une pensée émue pour Miguel, un peu à gauche chemin Pinguin. Le long des champs de cannes coupées, à gauche, les touffes de vétiver sont maintenant bien reconnaissables. Je croise une remorque de la Sica Canne, remplie de morceaux de cannes tronçonnés, la coupeuse ne doit pas être loin. En effet, dans le champ avant les Pépinières du Sud, derrière le rideau de cannes du bord, qui seront coupées à la main, on entend la coupeuse en action. C'est une CAMECO jaune de la Sica Canne. Elle arrive justement en bout de ligne, vers l'est, cachée par le tracteur et sa remorque. Les deux cylindres, vis sans fin, à l'avant, rabattent les tiges qui seront coupées au pied par la lame puis montées par la chenille qui déverse son chargement de bâtons coupés sur le côté.. En haut, le disque coupe les feuilles qui sont aspirées et pulvérisées à l'arrière sur le sol. En bout de ligne, elle doit faire demi-tour, la remorque également. Je continue vers Ravine des Cafres. Je passe le radier de la ravine des Roches, dans le grand virage peu après, l'immense pied de tamarin est toujours rempli de nids de béliers. Je monte vers le carrefour avec le chemin Boissy, le champ à gauche, souvent rempli de bringelles, a été labouré, et l'agriculteur y installe des tuyaux d'irrigation enterrés.
Vers le chemin Bassin des Chevrettes
Voici la descente vers le petit pont de la ravine des Cafres, un coup d'œil à droite en remontant, pour apercevoir le cheval, et c'est la route vers Montvert. En face, la côte du chemin Grand-père, avec un bon coup de vent, les cannes sont coupées !  Je tourne ensuite à droite au chemin Bassin des Chevrettes, dont la première partie est une véritable avenue désormais ...Un cardinal me frôle et va se poser sur un papayer. C'est d'abord la traversée de la Ravine des Cafres les Hauts, puis après une descente, la montée vers Grands-Bois les Hauts, avec sa vieille citerne métallique. Encore une petite montée, puis la descente, à gauche c'est l'allée de cocotiers - avec toujours des palmes sèches, qui sont à terre et avec toujours les belles treilles de chouchoux qui poussent sur les andains, juste derrière. Le bord de mer est bien  visible, derrière une petite haie de z'acassis. Un martin paresseux se dandine et décolle devant ma roue. Ensuite, c'est le tournant à droite et la descente vers Grands-Bois, avec les freins ... A droite, les pieds de maïs, en intercalaire avec les rangées de cannes, à la mode ancienne, vont être bientôt bons à casser..
Le chemin Parc Cabri
Le pylône de téléphonie est en vue, je tourne à gauche au chemin Parc Cabri, dont le panneau a été renversé et ne dépasse de peu des herbes. Ce chemin a été goudronné depuis presque six mois, on n'a pas lésiné sur la quantité de gravillons, qui sont maintenant entassés au milieu de la voie, et gare au dérapage ... A mi-parcours, quelle belle vue sur la ravine de l'Anse, et le piton de Grand Anse, juste derrière ! Tout en bas, je remonte un peu pour rester parallèle à la route nationale. A droite, une belle maison à l'architecture en "kiosque", toujours en construction. J'arrive à la nationale en longeant le stade.
L'ancienne usine de Grands-Bois
Je tourne vers l'ancienne usine :  comme au cinéma, seule la façade de l'usine reste debout, avec son frontispice genre temple grec, et l'inscription "1875". Au mois d'août, les engins étaient au travail. Et aujourd'hui, pas de bruit, mais le travail ne semble pas achevé, des déblais sont encore présents, des murs à moitié démolis ...Je fais un détour par le chemin terrain l'avion, où se trouve le restaurant le Ziffel, avec une belle fougère arborescente dans le jardin à l'entrée - repas à 9 euros le midi sauf le dimanche, avec entrée et plat-. La chaussée de la nationale avait été retapée avant le début de la campagne, et les craquelures - genre désert du Sahel - avaient disparu, mais six mois de trafic intense des cachalots les font réapparaître ! Cette route est toujours un coupe-gorge pour les cyclistes, avec par endroits,  un terre plein central qui rétrécit la chaussée, interdisant de pouvoir doubler les vélos ...  Je remonte vers la sortie ouest de Grands-Bois, j'en profite pour faire une pause chez Rock, qui apparaît en pleine forme à l'approche de l'échéance, à peine sept mois ... j'arrive au rond-point, et je tourne à gauche pour prendre l'ancienne nationale et descendre vers le bassin Dix-Huit.
Le bassin Dix-huit
Arrêt au pont du bassin Dix-Huit, la vue est toujours splendide, l'eau est limpide, mais pas de paille-en-queue aujourd'hui ..., que des pigeons ! Remontée vers Terre-Sainte. Voici l'hôpital, - est-ce un mirage ou l'effet des pluies de la semaine dernière, mais la bande cycliste semble avoir été balayée .... Dans le rond-point, plus de gravillons, plus de grains de filaos....  je continue tout droit sur la route nationale, et je double allègrement les autos qui bouchonnent depuis l'église de Terre-Sainte.  Je passe le radier de la rivière d'Abord, le magasin Kervéguen, siège des Taaf (il faudra que je m'arrête une autre fois pour visiter l'exposition actuelle).
Les embouteillages du front de mer
Je retrouve les embouteillages traditionnels du boulevard Hubert-Delisle. La suppression du rond point du Casino n'y a rien fait, l'embouteillage se prolonge jusqu'à la rue François Isautier, où les autos stagnent un bon moment ... Il serait si simple de faire deux voies sur le boulevard...


Posté par chiku974 à 13:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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